À partir du 1er septembre, un décret gouvernemental met en place une redevance sur les polluants éternels, communément appelés PFAS, avec un tarif de 100 euros pour chaque 100 grammes rejetés par les industries. Ce dispositif vise à financer la dépollution des eaux et à encadrer l'utilisation de 28 substances chimiques néfastes.
Cette redevance, attendue depuis longtemps, a été instaurée par une loi promulguée en février 2025, à l'initiative du député écologiste Nicolas Thierry. Le but essentiel est de responsabiliser les industriels et de réduire l'impact environnemental des PFAS. Cette taxe vise principalement à encadrer les niveaux d'émissions dans les cours d'eau, un enjeu de santé publique crucial, comme l'indiquent plusieurs études.
Un report pour garantir sa sécurité juridique
Initialement prévue pour entrer en vigueur le 1er mars 2026, la mise en place de cette redevance a été retardée de six mois pour "garantir sa sécurité juridique". Ce délai a permis de réévaluer la liste des substances surveillées, un aspect crucial pour s'assurer de l'efficacité du dispositif. Le décret précise que tous les industriels concernés devront s'acquitter de cette taxe annuellement, en fonction de la masse totale des PFAS détectés dans leurs rejets.
Les PFAS, des molécules couramment utilisées dans l'industrie, sont désormais sous haute surveillance en raison de leur impact préoccupant sur la santé, comme le souligne Midi Libre. Des études récentes relèvent leur association avec des pathologies graves telles que le cancer, des troubles hormonaux et des effets néfastes sur le développement fetal.
Les experts saluent cette initiative, tout en appelant à une vigilance accrue dans la mise en œuvre de cette redevance. La liste des 28 substances retenues comprend notamment l'acide trifluoroacétique (TFA), un PFAS largement répandu dans les écosystèmes aquatiques. L'impact environnemental de ces substances pourrait s'avérer désastreux si des mesures adéquates ne sont pas mises en place rapidement.
En conclusion, la redevance sur les PFAS représente un pas significatif vers la protection des ressources en eau, mais son efficacité dépendra de la rigueur de son application et des mesures complémentaires qui pourraient être instaurées.







