Le ministre du logement Vincent Jeanbrun envisage des changements concernant l'encadrement des loyers. Selon Iñaki Echaniz, rapporteur de la loi sur ce sujet, il est crucial que cette expérimentation se poursuive.
Depuis novembre 2026, les communes en situation de tension locative peuvent bénéficier d'un plafonnement des loyers, mis en place dans le cadre d'une mesure transitoire votée en décembre 2025. Cependant, cette expérimentation doit prendre fin en novembre 2026.
Dans une interview accordée à Ouest-France, le ministre Jeanbrun a déclaré que le gouvernement n'envisage pas d'étendre l'expérience "dans sa forme actuelle". Il a cependant mentionné un rapport indépendant qui souligne que bien que l'encadrement produise des effets limités sur les prix, il impacte négativement l'offre de logements.
Les associations de locataires, comme la CLCV, soutiennent au contraire que l'encadrement devrait devenir permanent, surtout dans les zones tendues. Iñaki Echaniz évoque les discussions en cours avec le gouvernement pour maintenir cette mesure, soulignant que le rapport d'experts démontre que "l'encadrement est efficace pour contenir les prix, et qu'il ne serait pas à l'origine de la baisse de l'offre locative".
En effet, 87% des Français, selon un sondage Ipsos pour la Fondation pour le logement, sont favorables à ce dispositif. Un retrait rapide de l'encadrement des loyers, prévu en novembre prochain, pourrait entraîner, selon Echaniz, des "conséquences délétères pour des milliers de ménages locataires".
Peio Dufau, député de la 6ème circonscription, a affirmé que cette mesure est "indispensable" et plaide pour l'élaboration d'une loi pour pérenniser l'encadrement des loyers.







