Le tribunal de Bayonne a prononcé une peine de trois mois de prison avec sursis contre Yves Cornu, premier adjoint de la commune d'Iholdy au Pays basque. Cet élu a été reconnu coupable d'avoir allumé un feu d'écobuage sous le dernier dortoir identifié des vautours percnoptère dans les Pyrénées, mettant ainsi en péril cette espèce protégée. Cette condamnation fait suite à des mises en garde des associations environnementales, notamment **Sepanso 64** et **Nature en Occitanie**, qui avaient alerté sur la nécessité de préserver cet habitat.
Le 20 février dernier, Yves Cornu a justifié son acte en évoquant la nécessité d'entretenir une parcelle de 167 hectares. Toutefois, plusieurs discussions antérieures avec des organisations de protection de l'environnement avaient déjà eu lieu, soulignant la présence sensible de ce dortoir de vautours. Le parquet, tout en reconnaissant la dimension « non intentionnelle » de l'infraction, avait requis une peine de cinq mois de prison avec sursis.
Il est à noter que l'élu devra également verser 2 000 euros de dommages à chacune des associations parties civiles, signalant ainsi l'impact de ses actions sur l'écosystème local. Ce jugement rappelle l'importance de la responsabilité politique face aux enjeux environnementaux, sujets d'une vigilance accrue dans le cadre de la loi sur la protection de la biodiversité. Les experts, notamment ceux de **France Nature Environnement**, insistent sur le fait que chaque décision prise par des responsables élus doit tenir compte des conséquences sur la faune et la flore.
Des initiatives similaires ont été observées ailleurs dans le pays, où la lutte pour la protection des espèces menacées devient de plus en plus cruciale. Par conséquent, cette affaire soulève la question de la sensibilisation des élus face aux enjeux environnementaux contemporains.







