Jordan Bardella a révélé mercredi qu'en cas de succès lors de l'élection présidentielle, il retirerait le drapeau européen des façades du palais de l'Élysée et de l'hôtel de Matignon. Seul le drapeau tricolore y flotterait.
« Sur le perron de l'Élysée, sur le perron de Matignon, oui, je ne laisserais que le drapeau français, car c'est un symbole », a-t-il affirmé sur BFMTV. Le président du Rassemblement national, parti emblématique de l'euroscepticisme, souligne ainsi l'importance symbolique de ces lieux historiques en tant que « maison du peuple français ».
Il a nuancé sa position en précisant : « Je veux tout changer sans rien détruire... Ce n'est pas le retour du Frexit. » Cela fait écho à l'évolution des idées au sein du RN, qui a précédemment appelé à une sortie de la France de l'Union européenne, mais qui, aujourd'hui, aspire plutôt à renégocier les traités européens.
Fin mars, plusieurs maires du Rassemblement national, récemment élus, avaient également commencé à enlever les drapeaux européens de leurs mairies, une action décrite par le gouvernement comme du « populisme ». Bardella a répondu à ces critiques : « C'est de leur responsabilité, ils ne sont pas sous ma tutelle. » S'il ne fait aucun mystère de son intention de se présenter à l'élection présidentielle de 2027, il a également mentionné un possible empêchement de Marine Le Pen à se porter candidate en raison de soucis judiciaires.
Cette déclaration relance le débat sur le rôle de la France au sein de l'Europe et pourrait influencer la dynamique des élections à venir. En effet, des experts comme Politologue François Maréchal estiment que ces prises de position pourraient attirer un électorat plus nationaliste, tandis que d'autres s'interrogent sur les conséquences d'une telle politique sur la coopération européenne.







