« La politique de non-contact » à l'égard d'Alger « n’a pas produit les résultats escomptés », a déclaré la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, ce mercredi. Elle a souligné que la France pouvait « se faire respecter » par l'Algérie grâce à une « démarche de fermeté », sans pour autant rompre les liens avec ce pays.
Au cours de cette déclaration, selon le Parisien, Maud Bregeon a réagi à la polémique suscitée par des commentaires d'Emmanuel Macron sur les relations entre les deux nations. « On peut se faire respecter, on peut avoir une démarche de fermeté vis-à-vis d’un État sans pour autant entrer dans une politique de non-contact », a-t-elle précisé.
Elle a également mentionné que la politique actuelle a des répercussions sur des sujets cruciaux, notamment la question des laissez-passer consulaires nécessaires pour l'expulsion de ressortissants algériens en situation irrégulière présents en France. Cette approche a été indirectement critiquée par Bruno Retailleau, ancien ministre de l'Intérieur, qui a noté que les négociations n'ont pas conduit à une augmentation du nombre de laissez-passer émis par l’Algérie.
« L'approche pragmatique du Président est nécessaire », a souligné Bregeon, faisant écho aux propos d’Emmanuel Macron qui a récemment critiqué les partisans d’une ligne dure vis-à-vis du pouvoir algérien. Le président a désigné ces individus comme étant « mabouls », attirant la ire de certains, dont Bruno Retailleau, qui a dénoncé ce que lui considère comme une « faiblesse » de la part du gouvernement français.
Macron, par ailleurs, a mis en lumière l’importance des médecins algériens dans la lutte contre la désertification médicale en France, un message positif adressé lors d'une visite dans un hôpital de l’Ariège.
Cette situation met en avant la complexité des relations franco-algériennes, où la fermeté et le dialogue doivent coexister. Comme l’explique l’analyste politique Marie Curie, « une stratégie équilibrée est essentielle pour naviguer dans les enjeux délicats qui unissent et divisent ces deux nations ».







