Jérôme Diesnis
À quelques mois de l'élection présidentielle de 2027, l'effervescence s'intensifie autour des candidatures. Entre ceux qui s'engagent dès maintenant, ceux qui tractent en arrière-plan et d'autres qui cachent leur jeu sous des discours ambigus, le panorama est hétéroclite.
Lors des précédents scrutins, il y avait respectivement dix, onze et douze candidats en 2012, 2017 et 2022. Pour l'élection de 2027, le nombre de prétendants, qu'ils soient avérés ou supposés, pourrait battre tous les records. Cette dynamique est alimentée par l'effritement du clivage traditionnel gauche/droite depuis 2017, notamment à cause de la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024, redéfinissant ainsi le paysage politique français, rendant la compétition encore plus féroce.
A chaque jour sa nouvelle candidature
La Constitution française exclut Emmanuel Macron d'un troisième mandat consécutif, ce qui exacerbe l'incertitude tout en conduisant à une cacophonie sans précédent. Le clivage grandissant, nourri par une politique et une économie en difficulté, ajoutent à la confusion ambiante. Les candidats ne seront pas tous au rendez-vous, et tous n'obtiendront pas les 500 parrainages nécessaires.
Cependant, presque chaque jour apporte son lot de nouvelles candidatures, principalement à gauche. 20 Minutes s'est penché sur la situation, tentant de trier le grain de l'ivraie entre ceux qui sont certains, ceux qui hésitent, et ceux qui, finalement, ne participeront pas. Serez-vous en mesure de déchiffrer ces enjeux sans vous tromper ?
Nathalie Arthaud, porte-parole du parti Lutte Ouvrière (LO) depuis 2008, a annoncé au mois de décembre dernier sa quatrième candidature à l'élection présidentielle. Elle est visible ici lors d'une manifestation pour lutter contre le racisme et l’extrême droite, à Paris, le 22 mars 2025.







