Le 28 avril dernier, la paisible commune d'Orthez a été frappée par de violents orages, laissant des traces dévastatrices. Nicolas, un résident de Castétis, partage son expérience traumatisante : « J'ai eu la peur de ma vie », confie-t-il, se remémorant le moment où il a été piégé au rez-de-chaussée de son logement alors que l'eau montait.
Près de deux jours après l’orage, Nicolas et sa compagne, Evelyne, peinent à réaliser l'ampleur de la tragédie qui a frappé leur maison. En moins d'une heure, 100 mm d'eau se sont abattus sur la région, provoquant des inondations qui ont endommagé des voies ferrées, des champs et de nombreuses habitations. Comme l'indique ici.fr, ces intempéries sont sans précédent et ont nécessité des interventions d'urgence.
Bloqué une heure, avec l'eau jusqu'au cou
« En deux minutes, l'eau a atteint 1,60 mètre », se souvient Nicolas, témoignant de la frayeur qui l’a saisi alors qu'il regardait impuissant ses biens flotter. Les portes de sa maison, ouvertes vers l'intérieur, ont empêché toute issue. « Ça reste gravé dans ma mémoire, j'ai servi en Yougoslavie, mais ça, c'était bien pire », ajoute-t-il, visiblement encore sous le choc.
Heureusement, l'eau a fini par redescendre, mais la situation est restée préoccupante. Evelyne, se trouvant à l'étage, a observé les vagues déferler autour de leur maison avec inquiétude, craignant pour la sécurité de son compagnon. « Je voyais par la fenêtre et je me disais : que va-t-il advenir ? », témoigne-t-elle.
Le rez-de-chaussée anéanti
Le lendemain, les dégâts étaient visibles : le rez-de-chaussée était complètement dévasté, la boue recouvrait le sol, et tous leurs meubles avaient disparu. « Même si c’est douloureux, il n'y a pas eu de blessés, et c'est l'essentiel », conclut Nicolas, cherchant à garder une perspective positive face à cette catastrophe. Les habitants se tournent désormais vers leurs assurances pour entamer les démarches nécessaires, tout en continuant d'occuper les niveaux supérieurs de la maison, épargnés par l'eau.







