En Charente-Maritime, à compter du 1er mai, les automobilistes qui utilisent leur téléphone en conduisant risquent de perdre leur permis. Après un essai durant le mois d'avril, les autorités locales passent à une phase répressive. Charente-Maritime suit ainsi les traces des Landes et du Lot-et-Garonne, qui ont déjà durci leurs mesures contre cette pratique dangereuse.
Désormais, si un agent de police ou un gendarme constate que vous êtes au volant avec votre téléphone, les sanctions peuvent aller bien au-delà d'une simple amende de 135 euros et d'un retrait de trois points. Cela dépendra de la gravité de la situation, de la récidive ou encore si un accident a été causé par cette distraction. Le préfet de Charente-Maritime, Brice Blondel, ainsi que les procureurs, insistent sur l'importance de sanctionner ces comportements à risque, pouvant mener à une suspension de permis allant de quelques semaines à plusieurs mois.
Des chiffres alarmants
Chaque année, ce sont 45 morts et 500 blessés sur les routes de Charente-Maritime, des chiffres que le préfet décrit comme "tous évitables". "Une partie de ces malheurs résulte de comportements imprudents, dont l'utilisation du téléphone au volant est un facteur majeur," souligne-t-il. En effet, les autorités estiment que 15% des accidents sont liés à cette pratique, représentant ainsi sept décès en 2022 dans le département. "D'où la nécessité d'agir," conclut Brice Blondel.







