La Fédération belge de football a récemment soumis à la critique son choix d'artistes pour l'hymne officiel de la Coupe du monde 2026, confiée à Roméo Elvis et Sylvie Kreusch. Ce choix ravive des souvenirs douloureux, les polémiques concernant le rappeur étant toujours fraîches dans les mémoires. En 2020, Roméo Elvis avait reconnu avoir eu des comportements inappropriés, assimilés à une agression sexuelle, ce qui avait suscité une forte indignation au sein du public.
Déjà en 2018, la Belgique avait été confrontée à une controverse similaire avec le rappeur Damso, dont les paroles avaient été jugées misogynes, entraînant son écartement de la production de l'hymne des Diables rouges. RTL souligne que cette situation soulève de nouvelles questions sur les standards éthiques de la sélection des artistes.
Ce mercredi 29 avril, la Fédération a officiellement annoncé que l'hymne pour la compétition, qui se déroulera en juin 2026 aux États-Unis, au Canada et au Mexique, serait interprété par le duo créatif Roméo Elvis et Sylvie Kreusch. Cependant, la réaction du public a été immédiate et virulente. De nombreux commentaires sur les réseaux sociaux, notamment sur X, expriment l'indignation quant à la légitimité de ce choix.
"Roméo Elvis a avoué avoir agressé une femme et il fait l’hymne officiel ?" s'interrogeait une internaute, soulignant une certaine hypocrisie sociale et un potentiellement biaisé accusatoire. Les critiques se sont multipliées, certaines remettant en question l'égalité des traitements entre les artistes. Une réaction sur Instagram résumait l'incompréhension : "Le white privilège va très bien en Belgique".
Cette polémique n'est pas passée inaperçue pour les artistes précédemment écartés. Selon Le Parisien, Damso lui-même a paru suivre cette actualité avec attention, partageant des émojis évocateurs sur sa story Instagram, laissant entendre qu'il pourrait réagir à cette situation.
Un débat sur la responsabilité et l'éthique
Les critiques se multiplient sur les réseaux sociaux, mais certains internautes appellent à la nuance. Ils rappellent que Roméo Elvis a reconnu ses actes et présenté des excuses. "C’est le seul qui ait assumé quand d'autres nient", avance un internaute. Ce dernier soutient que l'artiste a depuis été largement pénalisé et que la stigmatisation à vie n’est pas appropriée.
La question demeure : cet hymne va-t-il réellement accompagner les Diables rouges jusqu'au Mondial, ou la RTBF, comme en 2018, décidera-t-elle de revoir sa décision face à la controverse ? L’avenir proche nous le dira.







