Un chroniqueur des Échos, parte du groupe LVMH, évoque que pendant le siège de Constantinople en 1453, on s'interrogeait sur le sexe des anges. Aujourd'hui, en France, il semblerait que le débat sur le 1er-Mai tourne autour d'un sujet tout aussi abstrait, alors que notre pays s'accroche à des acquis sociaux d'un autre temps, sans prêter attention aux réalités économiques contemporaines.
Un autre chroniqueur, cette fois du quotidien l’Opinion, qualifie ces combats de "ridiculement d’arrière-garde". Dans un monde embrassant l'intelligence artificielle et la robotisation, il est vrai que ces luttes prennent des airs de reconstitutions historiques, déconnectées des défis que la société doit aujourd'hui affronter.
Un exemple frappant de cette déconnexion est le nouveau maire du Rassemblement National (RN) à Liévin, qui a pris la décision controversée de supprimer la cérémonie traditionnelle du 1er-Mai. Cette cérémonie, qui rendait hommage aux mineurs victimes d'un tragique coup de grisou en 1974, représente plus qu'une simple commémoration. Elle incarne la mémoire des luttes ouvrières, une mémoire que ce maire semble vouloir effacer au profit d'une vision peut-être plus contemporaine, mais autrement préoccupante. Comme le souligne l'Humanité, cela représente une opportunité manquée de maintenir un lien vital avec l'histoire ouvrière de la France.







