La situation en Iran semble avoir tenu les projecteurs sur la relation tumultueuse entre Donald Trump et certains de ses anciens soutiens les plus en vue. L’animateur Tucker Carlson a récemment partagé son malaise face au soutien qu'il avait offert à Trump lors de la campagne présidentielle de 2024, axant son discours sur des regrets et un sentiment de tourment.

Dans un “extraordinaire mea culpa”, comme l’a rapporté The Guardian, Carlson a avoué ses remords durant un épisode de son podcast très écouté. “Nous allons être longtemps tourmentés”, a-t-il déclaré, aux côtés de son frère, en mettant en lumière ses doutes sur sa précédente allégeance.

“Je suis désolé d’avoir induit les gens en erreur.”

Cet écho de regret n’est pas isolé. En effet, l’ex-représentante Marjorie Taylor Greene a déjà exprimé ses “plates excuses” l’an dernier. De son côté, la figure controversée Candace Owens a même déclaré, après les premières frappes américaines en Iran, avoir “honte” de son soutien à Trump. Cet événement a même incité des personnalités comme Alex Jones à évoquer la possibilité d’éloigner Trump par le 25e amendement de la Constitution.

Megyn Kelly, autre figure emblématique de Fox News, a pour sa part pris le temps de critiquer la politique de Trump concernant l'Iran, sans toutefois formuler d’excuses directes, comme l'affirme Courrier International.

Trump contre-attaque

Face à ces critiques, Trump n’a pas tardé à réagir, qualifiant Carlson de “personne à faible QI”. Selon le président, seul lui a le droit de définir la direction que doit prendre le mouvement Maga, qui signifie “Make America great again”. Toutefois, un récent sondage de NBC News souligne que son soutien, ainsi que celui de la guerre en Iran, demeure fort parmi les électeurs républicains se revendiquant de ce mouvement, même si sa popularité générale continue de chuter, avec seulement 37 % d’opinions favorables.

Alors que Carlson et d'autres s'interrogent sur la direction que prend la mouvance Maga, plusieurs commentateurs ont choisi de maintenir leur soutien à Trump. Cependant, comme l’indique CNN, certains expriment des désaccords croissants, de manière notable Steve Bannon, qui a été un proche collaborateur de Trump. Les experts soulignent que la transformation de personnalités autrefois pro-Trump en “ennemis politiques actifs” est symptomatique de cette période d'incertitude au sein du mouvement.

Un phénomène plus large est aussi en jeu, selon The Atlantic, qui décrit un désengagement croissant parmi des commentateurs moins strictement républicains, comme Joe Rogan. Ce dernier, qui avait soutenu Trump, a récemment qualifié la guerre en Iran de “folie”. Dans cette optique, la Maison-Blanche semble faire des efforts pour séduire à nouveau des figures influentes, comme le rapporte Axios.