Depuis janvier, Cuba affronte une crise énergétique alarmante. Les pannes d'électricité se sont multipliées, rendant impossible la conservation des aliments. Les difficultés s'aggravent, plongeant le pays dans un profond désespoir. Alors que le secteur du tourisme s'effondre, de nombreuses compagnies aériennes, y compris Air France, suspendent leurs vols vers l'île. Les habitants adoptent des modes de transport alternatifs, comme le vélo ou les carrioles tirées par des chevaux.
Les pénuries en carburant sont exacerbées par les sanctions américaines ayant interrompu les livraisons de pétrole en provenance du Venezuela suite à l'arrestation de Nicolás Maduro. Bien qu'un pétrolier russe ait récemment approvisionné l'île avec 73 000 barils, cette aide n'est que temporaire pour soutenir les groupes électrogènes et maintenir l'économie en marche.
Pas de cantine dans les établissements scolaires
Le blocus pétrolier imposé par Washington a laissé de nombreux Cubains dans l'incertitude. Damara, résidente d'un quartier éloigné de La Havane, se lève chaque jour sans savoir si elle aura suffisamment d'électricité pour garder la nourriture au frais. Les établissements scolaires ferment à midi, car il n'y a pas assez d'énergie pour maintenir les cantines ouvertes. "Il y a des jours où mes fils ne mangent pas", témoigne-t-elle, soulignant la gravité de leur situation.
Un départ vers l'étranger pour nourrir sa famille
En parallèle, Damara envisage un départ vers la Pologne, espérant que son mari puisse y travailler pour offrir une meilleure vie à leurs enfants. Actuellement, il ne touche que 17 dollars par mois, une somme dérisoire sur laquelle il est difficile de s'appuyer pour survivre.
Non loin de là, Anna Maria, qui vit sur l'île de la Jeunesse, est également préoccupée par la pénurie alimentaire. Elle partage son désespoir via WhatsApp, décrivant combien il est douloureux de voir son petit-fils souffrir de la chaleur sans eau ni nourriture adaptée pour l'école.
Une population épie par le régime castriste
La surveillance exercée par les Comités de défense de la révolution rend difficile toute forme de plainte. Anna Maria, en contact avec un touriste français, reçoit de l'aide pour l'achat de nourriture grâce à des crédits téléphoniques qu'elle revend. Ironiquement, alors que la population souffre, le gouvernement semble privilégier le confort des rares touristes présents sur l'île, leur réservant l'accès à des denrées que les Cubains n'ont pas le droit d'acheter.
Une ombre d'espoir persiste malgré tout dans ce climat d'oppression, et certaines voix murmurent l'espoir d'un changement qui pourrait mettre un terme à cette souffrance.







