Ce jeudi 23 avril, la frustration s'est installée chez les chauffeurs de taxis et les VTC en France. Alors que les prix des carburants continuent de grimper, ces professionnels de la route se sentent complètement négligés par les dernières annonces du gouvernement concernant les aides financières. Aucun soutien n'a été spécifiquement prévu pour eux, et les chauffeurs expriment leur désarroi.
« Il n'y a absolument rien de proposé pour nous. Nous avons une profession réglementée, avec des tarifs fixés par la loi. Nous ne pouvons pas simplement augmenter nos prix », déplore un chauffeur de taxi. Un autre souligne l'urgence de la situation : « Nous subissons cette hausse des prix, qui est particulièrement difficile à gérer. Pour beaucoup d'entre nous, faire le plein de notre voiture peut être nécessaire tous les jours, voire tous les deux jours. »
Une aide limitée pour les gros rouleurs
Selon les informations relayées par France Télévisions, ces professionnels devraient attendre plusieurs semaines avant de connaître les détails d'une aide potentiellement adaptée. Le gouvernement prévoit, en mai, un soutien d’environ 50 euros destiné principalement aux « gros rouleurs » et aux travailleurs à revenus modestes. Cependant, cette aide ne concernera pas directement les chauffeurs de taxi, mais plutôt ceux qui utilisent leur véhicule personnel pour se rendre au travail.
Les critères d'éligibilité imposent de parcourir au moins 15 kilomètres aller-retour chaque jour ou d'atteindre 8 000 kilomètres annuels. Le coût total de l’ensemble du dispositif d'aide pourrait atteindre 180 millions d’euros, ce qui soulève des interrogations quant à l'impact réel sur les professionnels du secteur.
Face à la colère croissante des taxis et VTC, certains experts en transport appellent le gouvernement à repenser sa stratégie d'aide afin de ne pas laisser de côté un pilier essentiel de la mobilité urbaine. Reste à voir si, dans les semaines à venir, des mesures plus adaptées seront mises en place.







