Dany Paiva, fraîchement élu à la tête de la mairie de Liévin, a annoncé qu'il mettrait un terme à la cérémonie du 1ᵉʳ mai qui rassemblait chaque année les syndicats, tout en maintenant l'hommage aux victimes du monde minier.
La décision du maire s'explique selon lui par la nécessité d'éviter des discours trop politiques pendant cette journée symbolique, alors que des responsables syndicales perçoivent cela comme une atteinte à un événement historique. « Les syndicats ne sont là que pour faire de la propagande politique au niveau national », a déclaré Dany Paiva.
"Ce n’est pas approprié, c'est pourquoi j'ai décidé d'annuler cet événement", a-t-il précisé, soulignant l'importance du passé minier de sa commune de 30.000 habitants, tout comme celle de Lens.
Il a également ajouté que la remise des médailles habituellement remise à cette occasion serait repoussée à une date ultérieure.
Pour Perrine Mohr, secrétaire générale de la CFDT Hauts-de-France, cette décision reflète un manque de respect envers les travailleurs et revêt un caractère désinvolte à l'égard des syndicats. Gilles Richy, secrétaire régional CFDT pour le territoire Artois Douaisis, a également souligné que l'attaque contre cette cérémonie touchait au vécu des travailleurs, qui ont toujours utilisé cet événement pour faire entendre leurs voix.
Des choix qui en disent long
Les décisions du maire RN ne s'arrêtent pas là. D'autres élus de la même mouvance, comme Anthony Garénaux-Glinkowski à Harnes, ont également fait parler d'eux. Ce dernier a retiré les drapeaux européen et ukrainien du fronton de la mairie, les remplaçant par des tricolores, indiquant que seul le drapeau français avait sa place.
A Grenay, le nouveau conseil a même dissipé toute trace de Georges Ibrahim Abdallah, un militant propalestinien, en retirant sa plaque de citoyen d’honneur.
Ces actes illustrent une volonté de révision des symboles et des traditions ancrées dans l'histoire locale, une tendance qui fait débat au sein de la population.







