L'essentiel
À 26 ans, Paul-Louis Bivaud prend les rênes de la mairie de Ségus, devenant ainsi le plus jeune maire du département. Dans un contexte où la moyenne d'âge des maires frôle les 60 ans, son élection est un symbole fort d'engagement.
Paul-Louis Bivaud, bien que jeune, possède une solide connexion avec son village de Ségus. Alors qu'il fait ses premiers pas dans son bureau de mairie, l'été à l'horizon, il évoque avec fierté ses racines familiales, "Un de mes ancêtres a été maire, et mon grand-oncle a également occupé ce poste", dit-il. À l'âge de 18 ans, son cousin avait déjà été élu le plus jeune conseiller municipal de France.
Entré en politique presque par surprise, il raconte comment le maire précédent lui a proposé le poste de premier adjoint alors qu'il poursuivait ses études à l'Université de Pau. "J'étais un peu déconcerté, mais j'ai accepté", confie-t-il.
Actuellement étudiant en mathématiques et économie, Paul-Louis a toujours eu un intérêt pour la chose publique, même dès son jeune âge. "Dans ma famille, nous avons toujours été passionnés par la politique", se souvient-il. Ses expériences l'ont renforcé dans son désir d'agir pour sa commune, jonglant entre l'université et les affaires municipales.
Une "question de volonté", pas "d'âge"
En mars dernier, il a marqué un tournant dans son parcours en acceptant le rôle de maire. Apparition d'une nouvelle dynamique, il raconte : "Je ne voyais pas d'autres candidats désireux de se lancer dans cette aventure. Quand j'ai proposé ma candidature, ils n'ont pas hésité à me soutenir." Il souligne qu'"avoir 21 ou 88 ans n’est pas le critère principal ; c’est la volonté et la compétence qui comptent." Il fait référence à la jeune maire de Saint-Béat-Lez, qui a seulement 21 ans.
Le profil de ces jeunes élus est atypique dans un paysage politique souvent dominé par des figures bien plus âgées. En 2025, seulement 4,7 % des maires en France avaient moins de 35 ans, un chiffre qui illustre le désengagement de la jeunesse face à la politique.
"Les jeunes s'engagent"
Pour Paul-Louis, ce désintérêt s'explique par l'image véhiculée par certains élus, souvent critiqués pour leurs discours éloignés des préoccupations des citoyens. "Il est vrai que les jeunes sont attirés par des engagements plus tangibles, comme les activités associatives", remarque-t-il. Grâce à son parcours, il aspire à inciter davantage de jeunes à se tourner vers la politique locale.
Malgré les défis, Paul-Louis est déterminé à maintenir une relation proche avec les habitants de sa commune d'un peu plus de 200 âmes. "Même si certains me disent déjà 'Monsieur le maire', je préfère qu'on m'appelle simplement Paul ou Paul-Louis, cela reste plus simple!" conclut-il avec un sourire, prêt à relever ses nouvelles fonctions avec énergie et passion.







