Selon les déclarations d'Andriy Sybiha, l'Ukraine a adressé une demande officielle à la Turquie pour organiser un sommet sur son territoire, dans un contexte où les efforts de paix stagnent. "Nous avons contacté les Turcs tout comme d'autres capitales", a-t-il informé les journalistes, révélant que l'Ukraine est ouverte à toute proposition de lieu, à condition qu'elle ne soit pas en Russie ou en Biélorussie. Ce sommet est crucial pour tenter de briser l'impasse causée par l'invasion russe de l'Ukraine, déclenchée en février 2022.
Une ouverture vers d'autres partenaires
Andriy Sybiha n'a pas fourni d'informations sur la réponse turque. "Nous avons spécifiquement fait cette demande aux Turcs. Toutefois, si une autre nation peut organiser cette rencontre, nous sommes prêts à envisager cette option", a-t-il précisé. La Biélorussie, un allié de la Russie, a permis à Moscou d'utiliser son territoire pour l'invasion, rendant un sommet là-bas peu probable pour Zelensky, qui a toujours refusé de se rendre à Moscou.
Dans un effort supplémentaire pour gagner du soutien, Sybiha a également déclaré que des échanges avaient déjà eu lieu avec Anita Orban, prochaine ministre hongroise des Affaires étrangères, soulignant la recherche active de nouveaux interlocuteurs. La communauté internationale, notamment via des personnalités et des États favorables à un règlement négocié, surveille de près cette initiative.
Sur ce point, certains experts estiment que l'engagement de la Turquie pourrait contribuer à renforcer la stabilité régionale et atténuer les tensions. Selon le professeur d'études internationales Jean-Claude S. de l'Université de Paris, "un dialogue sous l'égide de la Turquie pourrait permettre de trouver des solutions novatrices à un conflit qui semble sans fin". Les prochaines semaines seront déterminantes pour évaluer la faisabilité de cette rencontre.







