Le 21 avril, le gouvernement a annoncé une série de mesures pour assister les "gros rouleurs", des professionnels contraints de parcourir de longues distances dans le cadre de leur activité. Cependant, les critères d’éligibilité ont provoqué la colère d’un certain nombre de secteurs, notamment celui des infirmiers libéraux dans le Gard.
Cette aide vise principalement à soutenir près de 3 millions de Français travaillant dans des domaines comme la pêche, l’agriculture ou le bâtiment, qui doivent parcourir au moins 30 kilomètres par jour et ne pas dépasser les 17 000 euros de revenus annuels. Malheureusement, ces conditions excluent de nombreux professionnels du secteur, laissant notamment les infirmiers libéraux, particulièrement engagés dans des zones rurales, sur le carreau.
Matthieu Reynet, président de la Fédération nationale des infirmiers dans le Gard, souligne que "près de 90 % des infirmiers libéraux ne pourront pas bénéficier de cette aide". Il déclare que cette mesure est "inadaptée à la réalité du terrain", surtout quand ces soignants sont appelés à assurer la continuité des soins, même dans les zones les plus isolées. Face à cette situation, plusieurs infirmiers ont décidé de ne plus accepter de nouveaux patients, aggravant la crise de soins dans la région.
Par ailleurs, d'autres professions comme les taxis, fortement dépendants du carburant, n'ont également pas été prises en compte dans ce dispositif. Selon des sources locales, la fédération des taxis a exprimé son mécontentement et pourrait prendre des mesures similaires à celles des infirmiers.
Ces questions soulèvent une réflexion plus large sur les inégalités d'aide et la nécessité d'une révision des critères, afin que tous les travailleurs touchés par la hausse des prix du carburant puissent être soutenus.







