Une cérémonie orchestrée par la Thaïlande dans un temple, revendiqué de part et d'autre des frontières, a attisé la colère de Phnom Penh. Ce dernier qualifie l'événement de «grave violation» de sa «souveraineté territoriale», rappelant les affrontements meurtriers de l'année passée.
Des représentants du gouvernement thaïlandais, y compris les ministres de la Défense et de la Culture, ont assisté à cette cérémonie au temple connu sous le nom de «Ta Kwai» en Thaïlande et «Ta Krabey» au Cambodge. Dans un contexte de tensions historiques, le ministère thaïlandais de la Défense a déclaré que l'événement visait à honorer les «sacrifices des soldats ayant défendu la souveraineté nationale» lors des précédents conflits.
Les relations entre ces deux pays d'Asie du Sud-Est sont marquées par des décennies de discorde concernant une frontière héritée de la période coloniale française. L'année dernière, des affrontements armés ont éclaté à deux reprises, causant des pertes humaines considérables et forçant des milliers de personnes à fuir leur foyer. Selon des sources médiatiques, ces tensions récurrentes ont conduit le Cambodge à accuser la Thaïlande d'empiéter sur son territoire, notamment en s'appropriant des zones stratégiques.
Le ministère cambodgien de la Culture a fermement rejeté l'organisation de cette cérémonie, déclarant que les activités thaïlandaises sur le site «constituaient une grave violation de la souveraineté et de l'intégrité territoriales du Cambodge». Selon Phnom Penh, la participation des ministres thaïlandais entrave les efforts de négociation pour un règlement pacifique. Bien qu'un cessez-le-feu ait été instauré le 27 décembre, les discussions sur la délimitation de la frontière restent suspendues, les deux parties s'accusant mutuellement de ne pas respecter cet accord.







