Jeudi, la ville de Montauban a rendu un hommage national poignant au sergent-chef Florian Montorio, un Casque bleu tragiquement tué dans une embuscade au Liban. Il était l'un des trois soldats français victimes de ce conflit depuis son éclatement fin février.
Âgé de 40 ans, Florian Montorio était membre du 17e régiment du génie parachutiste (RGP), unique régiment de ce type, chargé d'optimiser l'avancée des troupes au sol en situation de combat. Son engagement exemplaire faisait de lui un soldat respecté.
La cérémonie a eu lieu après la mort d'un autre militaire blessé dans la même attaque, portant à trois le total des militaires morts depuis le début de la guerre. Le rassemblement s'est tenu sous un ciel radieux sur la grande place de la caserne Doumerc, en présence de Catherine Vautrin, ministre des Armées, et du général Pierre Schill, chef d'état-major de l'armée de Terre. La marraine du régiment, Caroline de Monaco, était également présente pour rendre hommage.
"Florian Montorio s'est toujours distingué par son service", a déclaré Mme Vautrin, soulignant le sacrifice de 144 militaires français depuis 1978 au Liban. Elle a précisé qu'il avait été touché par un tir direct d'arme légère alors qu'il faisait preuve de bravoure.
Les autorités françaises et l'ONU attribuent cette attaque au mouvement Hezbollah, groupe pro-iranien actif dans le sud du Liban, qui a nié toute implication. Le président Emmanuel Macron a annoncé que Anicet Girardin, un second militaire touché lors de la même embuscade, avait également succombé à ses blessures. Mme Vautrin a exprimé sa solidarité avec lui, précisant qu'il avait été blessé en essayant de sauver son supérieur.
Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a souligné que cibler des Casques bleus était un crime de guerre. La Finul a rappelé que de telles attaques sont des violations graves du droit international.
Père de deux filles, Florian Montorio avait intégré le 17e RGP en 2021 et prévoyait de retourner à la vie civile prochainement, comme l'a mentionné le colonel Jérémy Akil.
À l'issue de la cérémonie, une "marche silencieuse" a été organisée par la mairie de Montauban, permettant aux citoyens de rendre hommage en se rendant à une messe dans une église de la ville. Didier Lallemand, le maire, a noté le lien fort entre la population et l’armée locale, témoignant de l’émotion palpable au sein de la communauté face à cette perte tragique.







