Jeudi dernier, Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, a appelé les forces de gauche, notamment les communistes et les écologistes, à envisager une candidature commune pour l'élection présidentielle de 2027. Une invitation qui n'a pas été bien accueillie par Fabien Roussel, leader du Parti communiste français.
Le dimanche 5 avril, Roussel a clairement indiqué qu'il ne voyait pas d'un bon œil cette proposition, évoquant une rupture profonde avec la formation dirigée par Jean-Luc Mélenchon. Il a même qualifié Mélenchon de "pire candidat du second tour" à l’élection présidentielle de 2027, écartant ainsi toute possibilité d'unitaire.
Alors que Bompard proposait un accord "sur le programme" et pour des candidats aux élections législatives et sénatoriales, Roussel a qualifié cette initiative de "tambouille électorale", commentant que l’idée de rallier à Mélenchon l'a fait "rire". Selon lui, cela ne fait que rappeler des pratiques passées où "les députés insoumis se sont présentés contre des maires communistes, socialistes et écologistes" lors des élections municipales, ce qui lui a laissé un goût amer.
Fabien Roussel a déclaré : "Si c'est pour discuter de tractations sur des candidats communs, ce n'est pas une priorité pour moi. Je ne veux pas, je n'y crois pas." Sur la question d'une éventuelle candidature communiste en 2027, il a éludé, répondant uniquement "on verra".
Ces tensions, selon de nombreux observateurs, révèlent les fractures au sein de la gauche française, déjà affectée par des revers électoraux récents. La situation actuelle appelle à une redéfinition des alliances pour l'avenir, mais Roussel semble peu enclin à s'engager dans un projet où il ne voit pas sa place.







