Comment garantir l'entretien et la restauration des digues face au risque d'inondation le long de la Garonne ? À la suite d'une crue historique, le sénateur PS de la Gironde, Hervé Gillé, a présenté ce mardi un projet de loi visant à réformer la taxe GEMAPI (Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations).
Actuellement, cette taxe est prélevée par les intercommunalités des résidents vivant à proximité des zones inondables, limitée à 40 euros par habitant. Le nouveau projet vise à élargir cette contribution solidaire à ceux qui résident en amont et en aval des zones à risque, incitant ainsi une responsabilisation collective.
Hervé Gillé souligne une réalité financière préoccupante : "réhabiliter 1 kilomètre de digue coûte 1 million d'euros". À Sainte-Croix-du-Mont, par exemple, la fragilité de la digue face à la montée des eaux a révélé l'urgence d'interventions. Avec une digue de près de cinq kilomètres de long, l'intercommunalité fait face à un défi significatif de financement.
Un effort national
Le sénateur propose également d'étendre la taxe GEMAPI à l'ensemble du bassin versant de la Garonne. Ainsi, tous les habitants des zones allant des Pyrénées à Bordeaux pourraient être sollicités. Une autre mesure envisagée est d'augmenter d'un centime le prix du mètre cube d'eau, rendant le financement de cet effort collectif viable. Enfin, le projet de loi prévoit une contribution de l'État, notamment à travers le fonds Barnier, qui consacre 450 millions d'euros aux catastrophes naturelles, selon Le Monde.







