Le lotier, également connu sous le nom de bec de perroquet, bec de pigeon ou bec de pélican, est un sous-arbrisseau rampant originaire des îles Canaries et des îles du Cap-Vert. Ce dernier est peu rustique et affiche une résistance limitée à 0°C.
Actuellement, un programme de replantation est en cours sur son territoire d'origine en raison de son statut d'espèce menacée. Dans les régions aux climats plus chauds, il est couramment cultivé et parfois traité comme une plante annuelle.
Avec ses tiges légèrement pourprées, le lotier forme une touffe tapissante et est recouvert de feuilles persistantes, palmées et divisées en 3 à 5 folioles, semblables à des aiguilles de pin, mesurant jusqu'à 2 cm de long.
Les fleurs, qui s'épanouissent de mars à juin, ressemblent à des becs d'oiseau et présentent des coloris allant du jaune orangé au rouge écarlate, avec un centre noir accentué. En tant que légumineuse, le lotier produit de courtes gousses contenant des graines.
- Famille : Fabacées
- Type : Sous-arbrisseau cultivé en annuel
- Origine : Îles Canaries et îles du Cap-Vert
- Couleur : Fleurs jaune orangé à rouge écarlate
- Semi : Oui
- Bouture : Oui
- Plantation : Printemps
- Floraison : Mars à juin
- Hauteur : Jusqu'à 20 cm, avec un étalement allant jusqu'à 90 cm
Conditions de culture idéales
Le lotier prospère en plein soleil, dans un sol fertile et bien drainé, et peut tolérer des conditions calcareuses et salines. Il résiste également aux embruns marins et à la sécheresse.
Semis et entretien
Pour semer, choisissez le printemps, en plaçant les graines dans des pots à une température comprise entre 19 et 24°C, ou directement en pleine terre dans les climats tempérés. Les boutures de tiges semi-aoûtées réussissent bien durant l'été.
La plantation doit s'effectuer au printemps (mars-avril), en respectant un espacement de 3 pieds par mètre carré pour anticiper son étalement futur.
Pour les variétés cultivées en pot, il est conseillé de les sortir de mai à octobre et de les protéger du gel en hiver. L'arrosage doit être régulier, avec des périodes de sécheresse entre deux arrosages, en veillant à ne pas laisser d'eau stagnante.
Prédateurs et associations
Les araignées rouges, les cochenilles et les pucerons peuvent infester les lotiers, surtout en serre. C'est une plante adaptée pour les bordures, les rocailles et les couvre-sols dans des régions aux hivers doux. Hors de ces zones, le lotier peut être cultivé en pot ou en suspension pour mettre en valeur ses tiges retombantes.
Le genre Lotus, comprenant près de 150 espèces, ne doit pas être confondu avec le lotus sacré (Nelumbo nucifera), une plante aquatique largement connue. En plus du lotier (Lotus berthelotii), on trouve d'autres espèces intéressantes pour le jardin, comme le lotier maculé (Lotus maculatus), le lotier corniculé (Lotus corniculatus 'Plenus'), le lotier de Crète (Lotus creticus) et le lotier pourpre (Lotus tetragonolobus), chacun ayant ses spécificités et exigences de culture.
(crédit photos : FarOutFlora - CC BY-NC-ND 2.0)







