Toutes les aides « ciblées » que l'État envisagera pour contrer l'augmentation fulgurante des prix du carburant seront compensées par des réductions dans les dépenses publiques, a affirmé David Amiel ce dimanche. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, avait promis jeudi de nouvelles mesures d'aide qui seront révélées en début de semaine prochaine, alors que les prix de l'essence et du gazole ont franchi la barre des 2 euros le litre en France en raison des tensions au Moyen-Orient.
Sans entrer dans les détails, David Amiel a déclaré lors de l'émission France 3 « nous appliquerons des décrets d’annulation » et ces ajustements budgétaires se feront proportionnellement aux aides fournies. Le ministre des Comptes publics a souligné que la flambée des prix des carburants avait généré un excédent fiscal de 270 millions d'euros pour l'État en mars, mais avait également entraîné une hausse des dépenses de 430 millions d'euros.
David Amiel a exprimé des inquiétudes concernant l'état des finances publiques, déclarant : « Les finances publiques se dégradent à cause de la crise. Si nous sommes en capacité de servir de nouveaux financements, cela ne doit pas se faire sans vigilance. » Il a également mentionné que les nouvelles aides incluront une enveloppe de 70 millions d'euros pour assister les secteurs du transport, de la pêche et de l'agriculture.
Les prix du gazole et de l'essence SP95-E10 s'élèvent respectivement à 2,307 euros et 2,014 euros le litre, selon les relevés remontés par les stations-service. Ces chiffres représentent des augmentations de 17 % pour l'essence et de 34 % pour le gazole depuis le 27 février, suite aux tensions géopolitiques. Le ministère des Finances a annoncé qu'une nouvelle évaluation des impacts financiers de cette crise sera présentée lors d'un prochain comité d'alerte prévu le 21 avril.
Des experts s'inquiètent de l'impact économique que cette situation pourrait engendrer sur les ménages français. Plusieurs organisations, notamment la Confédération française démocratique du travail (CFDT), ont déjà exprimé leur préoccupation face à cette augmentation constante des coûts qui pèse sur le pouvoir d'achat des Français.







