Les opérations de recherche pour retrouver l’aviateur américain dont l’avion de chasse F-15 a été abattu vendredi par l’Iran se poursuivent. Alors que Donald Trump reste discret sur cette situation, il n’hésite pas à rappeler à Téhéran que son ultimatum pour "trouver un accord" visant à rouvrir le détroit d’Ormuz expire dans les prochaines 48 heures.
Les équipes de secours américaines mettent tout en œuvre pour localiser l’aviateur ayant sauté de son appareil au-dessus de l’Iran. Le second membre de l’équipage, quant à lui, a été secouru vendredi et se reposerait sur une base américaine en Irak, selon El Mundo.
D'après Al-Jazeera, une source gouvernementale a informé que l’aviateur aurait été "localisé" par des forces américaines, entraînant une "opération de sauvetage" qui aurait donné lieu à des "échanges de tirs intenses" avec les forces iraniennes.
L’Iran aux trousses de l’aviateur
Il est évident que, pendant que les troupes américaines intensifient leurs recherches, l'armée iranienne n'est pas en reste, tentant elle aussi de retrouver l’équipage, comme l’indique The New York Times, qui a interviewé plusieurs responsables iraniens sous couvert d’anonymat.
Signe de l'urgence ressentie par l'Iran, un média public a même diffusé un appel demandant aux citoyens de capturer les "pilotes ennemis" et de les remettre vivants aux forces de sécurité en échange d'une récompense, note The New York Times.
Retrouver ce pilote pourrait conférer un avantage stratégique considérable à Téhéran, rappelle Público, évoquant la crise des otages de 1979, durant laquelle 52 Américains avaient été retenus dans l’ambassade des États-Unis à Téhéran pendant 444 jours.
Téhéran rejette l’ultimatum de Trump
Comme le souligne The Washington Post, Trump a fait savoir son intention de réduire l'implication militaire des États-Unis en Iran dans les semaines à venir. Toutefois, le sort de l’aviateur porté disparu pourrait poser un défi majeur pour son administration, surtout dans le contexte de négociations avec le régime iranien.
Ce dernier a rejeté l’ultimatum, menaçant de plonger le Moyen-Orient dans un "bourbier" dans lequel les États-Unis pourraient s'enliser, rapportent nos collègues de The Daily Telegraph.







