Ce samedi 4 avril, le nouveau maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a convoqué un rassemblement contre le racisme au parvis de la mairie, qui a attiré plusieurs milliers de participants. Parmi eux, des figures politiques de gauche, y compris Jean-Luc Mélenchon, Mathilde Panot et Assa Traoré, présidente de l'association "Vérité et Justice pour Adama". Environ 6 000 personnes ont répondu à l'appel pour soutenir cette cause importante.
Cependant, le rassemblement a pris une tournure inattendue lorsque certains participants se sont montrés hostiles envers les journalistes, en particulier ceux du média Frontières. Selon une vidéo circulant sur les réseaux sociaux, des militants ont expulsé et insulté les reporters présents, en scandant des slogans tels que : "Pas de fachos chez nous !" et "Vous n’êtes pas les bienvenus ici !".
Une nouvelle mobilisation prévue le 3 mai
Jordan Florentin, un des journalistes visés, a exprimé sa peur face à ces agissements, déclarant sur CNews : "Si la police n’était pas là, on risquerait d’être lynchés, voire tués". Erik Tegner, président de Frontières, a rapporté des insultes racistes dirigées vers son agent de sécurité, soulignant que ce type de comportement n’était pas nouveau.
Bally Bagayoko a encouragé la foule en affirmant : "Nous n’avons pas peur de l’extrême droite, la lutte contre le racisme est une victoire que nous allons remporter. Nous sommes la France !". Ce rassemblement a été clôturé par une Marseillaise, renforçant l'idée d'une unité dans la lutte contre le racisme.
Jean-Luc Mélenchon a également dénoncé ce qu'il considère comme une "vague de racisme écœurante venant des élites politico-médiatiques", exhortant à ne pas céder face à de tels discours. La France insoumise a déjà annoncé une nouvelle mobilisation prévue le 3 mai à Paris.
Les événements de Saint-Denis ont ainsi mis en lumière des tensions internes au sein des mouvements sociaux et le rôle des médias dans les luttes contemporaines. La question de l'hostilité envers la presse sera sans doute un sujet brûlant dans les semaines à venir.







