À La Teste-de-Buch, la discussion s'intensifie autour du projet de construction de 150 logements dans le secteur de Sécary, entre la RN 250 et des commerces tels que Decathlon et Grand Frais. Ce projet, géré par la mairie et le bailleur social 3 F Immobilière Atlantique Aménagement, comprend 90 logements sociaux, dont des options à loyers modérés et en accession sociale. Face à cette initiative, une opposition tenace s'est organisée, pétrie d'angoisse quant aux impacts environnementaux et sociaux de l'urbanisation.
Le nouveau maire, Thierry Gouaichault, récemment élu, a vu dans cette affaire l'occasion de se rapprocher des citoyens. Avant le scrutin, le collectif "Projet Sécary" avait questionné divers candidats sur leurs positions. Dans une lettre datée du 5 mars, Gouaichault avait affirmé sa volonté de négocier des garanties techniques et financières auprès des aménageurs, et d'engager des études indépendantes pour mieux comprendre les enjeux liés à ce projet ambitieux.
"Nous agirons pour exiger des garanties techniques et financières aux aménageurs."
Le projet a suscité des préoccupations, notamment la destruction d'espèces protégées comme 22 espèces d'oiseaux et six espèces de chauves-souris sur le site. De lourdes mesures compensatoires sont prévues : reboisement de plus de 70 000 m² et mise en place de nichoirs pour favoriser la faune. Une consultation publique est en cours, offrant aux citoyens l'opportunité de se faire entendre.
Promesses de dialogue et de transparence
Déterminé à garder le lien avec les citoyens, Thierry Gouaichault a promis des études d'impact et une réduction de la volumétrie du projet, espérant maintenir un équilibre entre urbanisation et préservation de l'environnement. Les indignations des riverains, qui s'inquiètent de l'urbanisation rapide de leur commune, sont prises en compte. La communication avec 3 F Immobilière et la préfecture est cruciale pour dialoguer sur les exigences administratives tout en préservant les intérêts environnementaux.
"L'enjeu est de dialoguer et d'obtenir des engagements écrits sur l'ensemble du projet."
Les élus sont conscients que le PLU a été voté en son état en 2025, mais ils s'engagent à modifier les orientations si les conditions s'y prêtent. Ainsi, la route est encore longue pour le projet Sécary, alors que la ville cherche à concilier ambitions de développement et préoccupations de ses résidents.







