Lors d'un discours en Floride le 7 mars, Donald Trump a affirmé que le régime communiste cubain était sur le point de vivre « ses derniers moments ». Entouré de leaders latino-américains au sommet du Bouclier des Amériques, il a promis que « un grand changement » sur l'île n'était qu'une question de temps.
Après les tensions avec le Venezuela et l'Iran, Cuba semble être la prochaine cible des intérêts américains. Cependant, Trump choisit cette fois-ci de privilégier une solution diplomatique.
"Ils veulent négocier, et ils négocient avec Marco (Rubio) et moi-même. Je pense qu’un accord pourrait être conclu très facilement avec Cuba", a-t-il déclaré.
Le président cubain Miguel Díaz-Canel a confirmé l'existence de discussions entre des responsables cubains et américains visant à résoudre les divergences entre les deux nations.
Selon les informations rapportées par USA Today, l'accord en cours entre Marco Rubio et El Cangrejo inclut des propositions telles que le départ négocié de Miguel Díaz-Canel et un assouplissement des restrictions de voyage pour les Américains. Des dispositions qui permettraient également un accès aux réserves cubaines de nickel et cobalt.
« Ce que l'administration Trump cherche avant tout est de préserver les intérêts des Castro, à condition de pouvoir réinvestir sur l'île », analyse Margot François, doctorante à l'Institut français de géopolitique. En effet, la situation économique de Cuba est alarmante, aggravée par une inflation galopante et l'absence de soutien énergétique.
"La situation actuelle est la pire jamais connue, selon les Cubains que je contacte", déclare Margot François.
Les stratégies de Trump suivent une logique que certains appellent la doctrine Donroe, une référence à James Monroe. Cette approche vise à garantir une certaine stabilité en Amérique latine pour limiter les migrations vers les États-Unis.
Les opposants au régime cubain, comme Ramón Saúl Sánchez, critiquent vivement ces plans, les qualifiant d'humiliation pour le peuple cubain et constatent qu’aucune volonté réelle de changement ne se dessine. Margot François insiste sur le fait qu'il ne s'agit pas d'une libéralisation politique mais strictement économique.
Alors que la situation à Cuba continue de se détériorer, beaucoup s'interrogent sur la véritable nature de cet accord potentiel. Trump a d'ailleurs stipulé qu'aucune décision finale ne sera prise avant de clore le dossier iranien, soulevant de nombreuses interrogations quant à l'avenir de Cuba.







