Pour la première fois depuis 2022, le pape Léon XIV a personnellement dirigé le Chemin de Croix au Colisée, rassemblant 30 000 fidèles dans un contexte international très délicat. Cet événement, empreint d'une forte spiritualité, a été marqué par des prières pour la paix, notamment en raison des conflits en cours au Moyen-Orient.
Les fidèles, venus de divers horizons, ont pu vivre ce moment solennel lors du Vendredi saint. Ce moment clé de la Semaine sainte, juste avant les célébrations de Pâques, s'est déroulé dans un climat marqué par des tensions, exacerbées notamment par la guerre au Moyen-Orient. Pour la première fois depuis 2022, le pape a participé à cet événement emblématique, organisé au Colisée depuis 1964. François, son prédécesseur, avait été contraint de renoncer à cette cérémonie à cause de problèmes de santé avant son décès.
Pour la première fois en trois décennies, le souverain pontife âgé de 70 ans a également porté la grande croix en bois à travers les 14 stations du Chemin de Croix, retraçant les derniers moments de Jésus, de sa condamnation à son tombeau. Ce geste représente un retour à une tradition précieuse, observée par les papes Jean-Paul II et Benoît XVI.
Des prières pour les victimes de la guerre
En écho à l'actualité préoccupante, les méditations prononcées lors de la cérémonie ont résonné avec force : "Toute autorité devra répondre devant Dieu de la manière dont elle aura exercé le pouvoir qui lui a été confié", évoquant les lourdes responsabilités liées à la guerre et à la souffrance des peuples. Des prières ferventes ont été dédiées aux victimes de la violence, en particulier pour les prisonniers politiques et les familles touchées par la misère.
Ce Vendredi saint s'est ainsi inscrit dans une démarche de compassion et d'appel à l'humanité, illustrant le rôle important du pape en tant que voix pour la paix dans un monde en crise.







