Le ministère français des Affaires étrangères exprime l'espoir que Raphaël Boukandoura, correspondant pour Ouest-France, sera libéré « le plus rapidement possible ». Boukandoura a été arrêté à Istanbul le 19 janvier alors qu'il couvrait une manifestation pro-kurde, en réaction à l'offensive de Damas dans le nord-est de la Syrie.
Dans une déclaration transmise à l’Agence France-Presse, le Quai d'Orsay précise avoir été informé de l'arrestation dès lundi soir. Il indique que son ambassade en Turquie, ainsi que le consulat général à Istanbul, suivent de près la situation et sont prêts à agir pour assurer la protection consulaire du journaliste.
Un journaliste engagé : Boukandoura en garde à vue
Raphaël Boukandoura, qui travaille en tant que correspondant pour plusieurs médias français depuis plus de dix ans, a été interpellé par la police lors de la manifestation organisée par le parti pro-kurde DEM. Cette dernière visait à dénoncer « la mort de nombreux civils, y compris des femmes et des enfants » dans les quartiers à majorité kurde d'Alep, désormais considérés comme des zones de guerre.
Reporters sans frontières a confirmé que Boukandoura était toujours en garde à vue quelques jours après son arrestation, tandis que d'autres membres du parti ont également été interpellés lors de cet événement. Après une escalade de tensions militaires, l'armée syrienne a pris possession de zones que les forces kurdes avaient laissées, minant ainsi les espoirs d'autonomie kurde dans la région.
Des médias comme Ouest-France, Libération et Mediapart ainsi que le Syndicat national des journalistes (SNJ) exigent la libération immédiate de Boukandoura. Ce dernier, selon le SNJ, « n'a fait qu'exercer son métier ». Les autorités françaises se montrent vigilantes et soulignent l'importance de la protection des journalistes, surtout dans des zones de conflit où ils jouent un rôle essentiel d'information.
Les déclarations du président turc Recep Tayyip Erdogan, saluant l’offensive du régime syrien contre les combattants kurdes, ajoutent un niveau supplémentaire de complexité aux tensions régionales. La communauté internationale surveille de près le traitement des journalistes étrangers en Turquie, ainsi que les conséquences de cette arrestation dans le cadre plus large des droits de l'homme et de la liberté de la presse.







