Un document interne circule dans les groupes de discussion de la gauche locale, appelant à un retrait de soutien pour Aly Diouara, le député de La France insoumise (LFI), en raison de ses récentes déclarations polémiques et de ses associations jugées douteuses. L'hebdomadaire Marianne rapporte qu'un dossier de 18 pages détaille les accusations contre Diouara, soulevant des questions quant à son affiliation politique et ses véritables intentions.
Le document souligne les déclarations controversées de Diouara, notamment son qualificatif d'"sioniste" envers le député Raphaël Glucksmann, ainsi que des attaques contre des figures politiques comme Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes. Ces prises de position, jugées extrêmes par certains militants, ont créé une onde de choc parmi la gauche locale.
En outre, le rapport examine le réseau d'Aly Diouara, évoquant des liens avec ce qui a été qualifié de "réseaux islamo-conservateurs". L'un des exemples cités est Mohamed Awad, membre du Conseil national de LFI. Selon le document, Diouara aurait également tenté de prendre le contrôle du groupe écologiste local, pointant vers une prétendue "stratégie de prédation" qui pourrait fragiliser l'unité de la gauche.
Des observateurs politiques, notamment de France 24, ont suggéré que ces tensions internes pourraient avancer des défis pour LFI, où la cohésion est essentielle à l'approche des prochaines élections municipales. "Si la gauche ne s'entend pas, cela pourrait signifier un désavantage significatif face à des adversaires conservateurs", souligne un analyste politique.
Les appels au retrait de soutien proviennent non seulement des Écologistes, mais aussi d'autres membres influents de la gauche, qui craignent que les actions de Diouara ne ternissent la crédibilité du mouvement dans une région historiquement ancrée dans la lutte pour des valeurs progressistes.
Les militants et sympathisants de LFI sont maintenant face à une décision difficile : continuer à soutenir Diouara malgré ces controverses ou faire un pas en arrière pour réexaminer leurs alliances. La question cruciale demeure : quels compromis devront-ils faire pour maintenir l'intégrité de leur mouvement tout en cherchant à obtenir des succès électoraux ? Le débat continue de faire rage au sein de la communauté politique de Seine-Saint-Denis.







