Le gouvernement d'Élisabeth Borne met en avant son premier projet de loi, axé sur la préservation du pouvoir d'achat des Français. Dans un contexte marqué par une inflation galopante, une revalorisation de 4% des prestations sociales est prévue pour le 1er juillet.
Les aides sociales en hausse
Cette opération bénéficie à un large éventail d'aides, parmi lesquelles :
- Le RSA (Revenu de solidarité active)
- L'Aspa (minimum vieillesse)
- L'Allocation aux adultes handicapés (AHH)
- L'allocation veuvage
- L'allocation de solidarité spécifique (ASS)
Les pensions de retraite, ainsi que celles d'invalidité du régime de base, feront également l'objet de cette hausse, tant attendue par de nombreux retraités. Les allocations familiales et d'autres formes d'aides comme la complémentaire santé solidaire seront aussi concernées.
Un projet de loi à débattre
Le projet de loi sera soumis à l'Assemblée nationale en juillet. Cependant, la majorité parlementaire n'étant pas acquise pour son adoption rapide, des négociations sont à prévoir. La bonne nouvelle est que cette revalorisation pourra être rétroactive. Ainsi, même si la loi n'est votée qu'en août, les allocataires bénéficieront des hausses dues depuis juillet.
Des mesures complémentaires pour les loisirs et le logement
En plus des aides sociales, les APL (aides personnalisées au logement) connaîtront une augmentation de 3,5%, ce qui soutiendra également les ménages face à l'augmentation des loyers, limités à 3,5% pour une année. Ce "bouclier loyer" vise à protéger les locataires dans un contexte de hausse continue des prix.
Ces mesures, au coût estimé à 8 milliards d'euros, représentent un effort significatif du gouvernement pour améliorer le pouvoir d'achat et faire face aux défis économiques actuels. Le projet inclut également des initiatives visant à renforcer le partage des richesses créées par les entreprises, sans nécessiter d'accords formels, afin d'assurer une meilleure équité pour tous.







