Ce mardi, le tribunal correctionnel de Paris a décidé de relaxer Marine Le Pen dans une affaire d'injure publique qui remonte à mars 2019. À cette époque, l'ancienne étudiante de l'Institut d'études politiques (IEP) de Bordeaux, désormais voilée, avait déposé plainte après que Le Pen ait commenté une photo de sa personne sur le réseau social X, l'associant à ce qu'elle qualifiait d'« islam radical ».
Absente lors du délibéré, Marine Le Pen était en réalité engagée dans son interrogatoire dans une autre affaire, celle des assistants parlementaires du Front national, qui pourrait influencer sa candidature à la présidentielle de 2027. La décision du tribunal a été accueillie avec soulagement par ses partisans, tandis que les critiques estiment qu'elle montre une certaine impunité pour des propos jugés polémiques.
Des experts juridiques, comme le professeur Emmanuel Pierrat, soulignent que ce jugement pose la question de la liberté d'expression face à des accusations d'injure. « Ce type d'affaire met en lumière la délicate balance entre critique politique et discours haineux », explique-t-il. De son côté, la plaignante a exprimé sa déception et a fait part de son intention d'examiner les options juridiques restantes. Ce cas a, en outre, ravivé le débat sur le traitement des discours d'extrême-droite en France.
Dans le contexte plus large, cette affaire s'inscrit dans une série de procès et de controverses qui entourent la figure de Le Pen, leader du Rassemblement national. À l'approche des prochaines élections, son image et ses déclarations continuent de susciter des passions, témoignant de la polarisation croissante du paysage politique français.







