À deux mois des élections municipales, la sécurité s'impose comme un enjeu majeur pour les Marseillais. Franck Allisio, candidat du Rassemblement National (RN), a exprimé son intention de renverser la tendance actuelle en matière de sécurité, qu'il qualifie de « malaise profond» sous la gestion du maire sortant, Benoît Payan.
« Depuis quatre ans, nous avons assisté à une impuissance face à l'insécurité», a-t-il déclaré lors d'un entretien diffusé sur RTL, en ajoutant que Payan incarne un « laxisme idéologique». Pour changer la donne, Allisio propose de triple le nombre de policiers municipaux et de doubler les caméras de vidéosurveillance. «Je veux faire de la police municipale marseillaise la première de France», a-t-il affirmé, soulignant l'urgence de la situation.
Le candidat souhaite également se rendre à Paris pour demander des renforts, soulignant que «nous avons moins de policiers nationaux qu'en 2016», ce qu'il considère comme un scandale. De plus, Allisio envisage même un recours à l'état d'urgence pour équilibrer les forces de police et la justice face à la délinquance organisée.
« Des mesures exceptionnelles sont nécessaires pour lutter efficacement contre les trafiquants», a-t-il précisé. Cependant, il s'est opposé à l'idée d'utiliser l'armée, affirmant qu'il existe encore d'autres solutions à explorer dans le cadre des forces de l'ordre.
En parallèle, l'ancien membre de l'UMP a indiqué sa volonté de rallier d'autres figures de droite, notamment Martine Vassal, candidate macroniste, tout en assurant qu'aucune alliance secrète n'est encore en cours. «Il est essentiel de ne pas laisser l'extrême gauche s'emparer de Marseille», a-t-il vigoureusement averti, insistant sur la nécessité de maintenir l'ordre et la sécurité, surtout pour des communautés vulnérables comme la communauté juive de la ville.
Les préoccupations sécuritaires ne sont pas dissipées dans la ville, surtout dans le contexte récent des tensions entre diverses factions politiques. Annoncées comme la pierre angulaire de sa campagne, ses propositions ont suscité des interrogations tant chez ses adversaires que chez les citoyens.
Pour aller plus loin, ces déclarations viennent s'ajouter à un climat de mécontentement face à la gestion actuelle des questions de sécurité. Selon un sondage récent, un nombre croissant de Marseillais exprime des inquiétudes face à la montée de la violence dans les rues, rendant incontournables des débats sur la sécurité lors des prochaines élections.
Tout en continuant à faire avancer son agenda, Franck Allisio semble bien conscient que le chemin vers la victoire sera semé d'embûches, mais il reste déterminé à offrir aux Marseillais une alternative tangible et sécurisante.







