Le journaliste français Raphaël Boukandoura a été arrêté par les forces de police à Istanbul lors d'une manifestation organisée par le parti prokurde DEM. Ce rassemblement visait à dénoncer l'offensive militaire de Damas dans le nord-est de la Syrie.
Des sources, dont Reporters sans frontières, rapportent que plusieurs membres du parti ont également été interpellés dans le quartier de Sancaktepe, où se tenait le rassemblement. Boukandoura, qui collabore avec divers médias français tels que Ouest-France et Courrier international, était en train de couvrir cet événement en forte liaison avec les préoccupations liées aux droits des Kurdes.
Ouest-France a exprimé son indignation en demandant la libération immédiate de son correspondant, soulignant l'importance de la liberté de la presse. Erol Önderoglu, représentant de Reporters sans frontières, a également insisté sur le fait que Boukandoura exerçait simplement son travail, et que son arrestation mettait en péril les efforts pour maintenir des voix indépendantes dans des régions en crise.
Cette manifestation visait à alerter sur les pertes civiles tragiques survenues durant les conflits récents, qui ont transformé des quartiers majoritairement kurdes d'Alep en véritables zones de guerre. Le DEM a qualifié les actions militaires de « sabotage » des efforts de paix en cours en Turquie, un pays qui partage une frontière de plus de 900 km avec la Syrie.
Les inquiétudes autour de la minorité kurde, représentant environ 20 % de la population turque, grandissent alors que le gouvernement turc s'engage dans des pourparlers de paix avec le Parti des travailleurs du Kurdistan, une organisation qui lutte contre Ankara depuis plus de quarante ans. Les événements récents soulèvent des questions sur la capacité du gouvernement turc à gérer cette situation complexe sans compromettre la sécurité de ses citoyens, y compris ceux qui, comme Boukandoura, tentent de rapporter la vérité dans un climat de tensions.







