Au cours du week-end des 17 et 18 janvier, l'Union européenne a décidé de riposter fermement aux menaces de Donald Trump concernant le Groenland. Emmanuel Macron a récemment proposé d'activer le "bazooka commercial", un dispositif inédit qui pourrait infliger de lourdes sanctions aux entreprises américaines.
En réponse à l'annexion potentielle du Groenland, les membres de l'UE se posent la question : quelles mesures commerciales pourraient être mises en place pour défendre leurs intérêts ? Selon le site spécialisé Le Monde, cette initiative vise à permettre aux 27 de contourner les menaces et d'ériger des barrières commerciales solides contre les États-Unis. Parmi les mesures possibles, l'imposition de droits de douane ou un embargo sur certains services et investissements.
La mise en œuvre du "bazooka commercial"
Ce mécanisme, considéré comme un instrument dissuasif, permet à l'UE d'imposer des sanctions sévères qui pourraient restreindre l'accès au marché européen - l'un des plus prisés au monde. Elvire Fabry, spécialiste au sein de l’Institut Jacques, déclare : “C’est un outil qui a pour but d'exercer une pression commerciale significative afin d’inciter le pays concerné à revoir ses positions.” La procédure d'activation doit être soumise à l'approbation des États membres, avec un besoin de soutien représentant au moins 65 % de la population de l'Union.
Cibler les entreprises américaines
En décidant de frapper au cœur d'entreprises jugées stratégiques, comme Visa, Mastercard ou encore des géants technologiques comme Google et Facebook, l’Europe pourrait infliger des conséquences notables. Thomas Grjebine, économiste au CEPII, explique : “Des restrictions sur ces entreprises sèmeraient un véritable impact, non seulement sur les Américains, mais également sur les citoyens européens qui les utilisent au quotidien.” Cependant, la France semble déterminée à mener cette bataille, tandis que d'autres pays comme l'Allemagne et l'Italie plaident pour une approche plus diplomatique.
Avec un équilibre délicat à maintenir, l'avenir des relations commerciales entre l'Europe et les États-Unis reste incertain. Ce conflit pourrait très bien redéfinir les alliances commerciales sur le long terme.







