Dimanche soir, l’Andalousie a été le théâtre d'une débâcle ferroviaire tragique lorsqu’un train à grande vitesse a percuté un autre train dans une collision dévastatrice. Le bilan est lourd : 41 personnes ont perdu la vie et 122 autres ont été blessées dans cet accident effroyable.
Parmi les victimes, quatre membres d'une même famille, qui revenaient d’un match de football à Madrid, ont péri, laissant derrière eux une fillette de six ans, unique survivante. Errante dans les décombres, elle est aujourd'hui tragiquement orpheline. Ses parents, son frère de 12 ans et son cousin ont tous été identifiés parmi les victimes, tout comme le conducteur du train de la compagnie Renfe, âgé de seulement 28 ans.
Des investigations en cours
Les secours ont immédiatement pris en charge les blessés, dont 13 sont actuellement en soins intensifs. L'enquête, lancée pour percer les mystères de cet accident, met en lumière des circonstances jugées étranges par les autorités. Le ministre espagnol des transports, Oscar Puente, n’a pas caché son incompréhension face à un événement survenu sur une ligne rénovée, qui avait été financée à hauteur de 700 millions d'euros.
Le train, de la compagnie Iryo, avait été inspecté quelques jours avant la tragédie et n’avait que trois ans. Carlos Bertomeu, directeur de Iryo, a décrit le déraillement comme « très étrange », ajoutant que le matériel avait été acquis tout neuf. Le Premier ministre Pedro Sánchez a décrété trois jours de deuil national et a promis une transparence totale sur les résultats de l’enquête.
Ce sinistre rappelle les ombres de catastrophes ferroviaires passées, et les experts s'interrogent sur la gestion de la sécurité. Des voix s’élèvent pour demander un renforcement des normes de sécurité ferroviaire en France et ailleurs, afin que de telles tragédies ne se reproduisent plus. Comme l’a souligné un spécialiste en sécurité ferroviaire, “des accidents aussi dramatiques poussent à la réflexion sur l’avenir du transport ferroviaire en Europe”.







