La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a récemment exprimé des préoccupations face aux nouvelles menaces de Donald Trump concernant l'imposition de tarifs douaniers additionnels sur les produits européens, en particulier les vins et spiritueux français. Dans une allocution au Forum économique mondial de Davos, elle a affirmé que cette initiative serait une "erreur" considérable, surtout entre des alliés historiquement proches comme les États-Unis et l'Europe.
Elle a rappelé l'accord commercial signé entre l'UE et les États-Unis en juillet dernier, soulignant que "un accord est un accord" et que la confiance entre partenaires doit primer. Pour von der Leyen, lorsque "des amis se serrent la main, cela doit avoir un sens". Selon elle, l'escalade des tensions commerciales pourrait non seulement nuire aux relations transatlantiques, mais aussi avoir des répercussions sur les économies des deux côtés de l'Atlantique.
Dans ce contexte, des experts en commerce international, comme Marc Leroy, professeur à l'université de Paris-Saclay, ont également averti que de tels droits de douane pourraient entraîner une guerre commerciale qui nuirait aux secteurs les plus vulnérables. "Nous avons déjà vu des exemples dans le passé où des augmentations tarifaires ont conduit à des tensions économiques généralisées", a-t-il déclaré lors d'une interview avec BFM TV.
En parallèle, plusieurs lobbies européens, notamment ceux représentant les producteurs de vins, se mobilisent également pour faire entendre leur voix, faisant valoir que ces taxes constitueraient un coup dur pour l'industrie viticole, déjà affaiblie par la pandémie. La France, de son côté, se prépare à défendre ses intérêts tout en cherchant à établir un dialogue constructif avec l'administration Biden, qui a promis d'adopter une approche différente dans ses relations commerciales.
Enfin, cette situation met en exergue la nécessité d’un dialogue constructif et d’une coopération mutuelle, soulignant que la protection des intérêts commerciaux ne doit pas dépasser les relations diplomatiques. Le message de von der Leyen est clair : la coopération est la clé pour un avenir commercial prospère.







