Le Forum économique mondial de Davos s'ouvre sur un climat chargé d'incertitudes, avec les dirigeants européens appelés à s'exprimer le mardi, juste avant l'arrivée très anticipée de Donald Trump, toujours en quête de contrôler le Groenland.
Établi comme une plateforme vitale pour le dialogue multilatéral, le sommet de cette année est frappé par la menace que représente le président américain contre des partenaires traditionnels de l'UE, comme la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni, avec des surtaxes douanières en jeu.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lancera les débats avec un discours qui mettra l'accent sur la nécessité de respecter la souveraineté du Groenland. "Le respect des frontières et des droits des petites nations est essentiel", déclarait-elle dimanche lors d'une rencontre avec des législateurs américains, selon France 24.
Emmanuel Macron, qui a récemment dénoncé "le nouveau colonialisme", interviendra dans l'après-midi, plaidant pour une réponse unie de l'UE face aux intentions de Washington. "Nous devons être fermes, car ces menaces gênent la relation transatlantique essentielle à la stabilité mondiale", a-t-il ajouté. Ce point de vue est partagé par le chancelier allemand Friedrich Merz, qui a exprimé son souhait de rencontrer Trump lors du forum pour réduire les tensions commerciales.
Plus marquante encore est la présence massive de la délégation américaine à Davos, signifiant l'influence américaine renouvelée sur la scène mondiale. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a averti dès lundi que des mesures de rétorsion commerciale seraient des "erreurs fatales" pour l'UE. Selon le rapport de Le Monde, cette dynamique met en lumière un paradoxe : la nécessité de coopération face à des politiques protectionnistes croissantes.
Alors que Donald Trump doit s’adresser à l’assemblée mercredi, des voix comme celle du président finlandais Alexander Stubb jugent inacceptables les menaces douanières entre alliés, soulignant que cela pourrait générer un "cercle vicieux" dans leurs relations. D'autres dirigeants, comme le Premier ministre canadien Mark Carney, sont également présents avec l'objectif de fortifier des alliances en dehors des États-Unis, comme en témoigne son récent accord avec la Chine.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, prévu à l'origine, n'assistera finalement pas en raison des considérations internationales entourant les récentes répressions en Iran, une absence soulignée par les organisateurs du sommet.
Le Forum se déroulera jusqu'à vendredi sous le thème "Un esprit de dialogue", une notion mise à l'épreuve alors que les tensions géopolitiques dominent les discussions.







