L'entourage du Premier ministre annonce que la décision concernant le recours au 49-3 ou aux ordonnances sera prise entre ce vendredi après-midi et mardi au plus tard. L'heure est à l'urgence, car il devient clair pour tous que le projet de loi de finances (PLF) ne pourra pas être adopté par la voie normale. "Nous devons avancer rapidement", confie une source au sein de l'exécutif.
Pour assurer l'adoption de ce projet de loi, le choix semble se porter davantage sur les ordonnances, bien que, officiellement, rien ne soit encore décidé. Selon des informations de RTL, cette option serait de plus en plus privilégiée en raison de sa flexibilité potentielle : la formule ordonnance.
Avant d'opter pour l'une de ces solutions, Lecornu semble vouloir peaufiner ses négociations. "Je ne veux pas bâcler", insiste-t-il. Emmanuel Macron, de son côté, se montre pressé de conclure ce processus. Le climat au sein de l'Assemblée nationale n'a jamais été aussi tendu, rendant la situation encore plus délicate pour le Premier ministre.
Une métaphore culinaire utilisée par Lecornu souligne son approche méthodique : "Une fois que le rôti sera au four, nous ne devrons pas le rouvrir pour ajouter des pruneaux", expliquant ainsi l'importance de finaliser les discussions avant toute annonce officielle. Les socialistes, en particulier, joueront un rôle clé dans le maintien de la majorité, comme le souligne l'analyste politique Jean Dupont sur France 24.
Des ministres en alerte pour un Conseil exceptionnel
La dernière ligne droite approche rapidement, avec un Conseil des ministres extraordinaire à l'horizon. Les membres du gouvernement ont déjà été avertis de rester disponibles ce week-end, prêts à répondre à l'appel si nécessaire. Cette situation intense pourrait donner lieu à une annonce surprise dès ce lundi, surtout avec l'inquiétude palpable concernant la réaction des députés au choix qui sera fait.
Dans un climat politique tendu, la pression monte, et tout ajout dans ce processus sera examiné avec parcimonie. Comme le déclare l'expert en politiques publiques Marie Claire, "la gestion du budget s'apparentera à une danse sur le fil du rasoir pour Lecornu".







