Le centre commercial Saint-Jacques, situé en plein cœur de Metz, est fermé au public depuis le 15 janvier, en raison d'un mouvement de grève mené par ses agents de sécurité. Ces derniers, au nombre de dix, n'ont pas reçu leur salaire depuis décembre, une situation qui a suscité l'indignation au sein des équipes et des usagers du centre.
Les agents, employés par la société Licorne, sous-traitante de SGM (Société des Grands Magasins), pointent du doigt le non-paiement des prestations dues par leur employeur. Ce dernier, qui fait face à des controverses récentes notamment autour du scandale Shein, est sous pression pour régler cette situation. Un porte-parole de Licorne a déclaré : « Ces travailleurs se trouvent dans une situation financière inacceptable; la régularisation des salaires doit se faire immédiatement ».
Le maire de Metz, François Grosdidier, a également réagi à cette grève en affirmant dans un communiqué : « J’appelle solennellement le gérant à régulariser sans délai le paiement des salaires de décembre, pour garantir la stabilité et la sécurité financière des agents ». Cette situation n'est pas unique, puisque d'autres centres commerciaux en France, comme celui de Lyon, ont également connu des mouvements similaires liés à des problèmes de salaire.
Enfin, l'impact sur les clients est palpable, avec des conséquences directes sur l'activité commerciale et une diminution de l'achalandage. Les commerçants du centre commercial espèrent un dénouement rapide pour éviter que la fermeture ne s'étende sur une durée prolongée. Le sujet sera à suivre de près, alors que le climat économique reste incertain et que des négociations cruciales vont avoir lieu dans les jours à venir.







