À l'approche des élections municipales, une enquête réalisée par Ifop pour Réseau Action Climat et le Secours Catholique a mis en évidence une préoccupation croissante des Français sur les questions environnementales. Alors que la sécurité figure parmi les principales préoccupations des électeurs, la transition écologique se révèle tout aussi essentielle.
Des électeurs de plus en plus sensibles à l'écologie
Selon cette enquête, 53 % des personnes interrogées estiment urgent de poursuivre les efforts en matière de transition écologique et sociale, même si cela nécessite des investissements supplémentaires de la part des municipalités. Cette volonté est particulièrement affirmée dans les grandes villes, où 64 % des habitants se montrent favorables à un renforcement de ces initiatives.
Les partisans des Écologistes, un mouvement qui a remporté plusieurs grandes villes lors des précédentes élections, affichent une nette majorité de 86 % soutenant cette cause. De plus, une inquiétude grandissante se fait sentir chez les électeurs, car 63 % d'entre eux se disent mal à l'aise à l'idée de voter pour un candidat qui mettrait en danger les politiques écologiques déjà mises en place. Ce chiffre atteint 72 % dans les grandes agglomérations, notamment à Paris.
Préserver la santé et les paysages
Les attentes des citoyens vis-à-vis de leur municipalité sont claires : 91 % souhaitent que les élus protègent la nature, tandis que 90 % jugent crucial de garantir la santé des résidents. De plus, 80 % des Français souhaitent que leurs communes améliorent le cadre de vie avec des espaces publics verdoyants, tout en répondant à des enjeux immédiats tels que la canicule et les tempêtes.
Ce sentiment est renforcé par le fait que 58 % des électeurs admettent avoir constaté les impacts du changement climatique ces dernières années. Cette prise de conscience, accentuée dans les quartiers populaires où le chiffre monte à 66 %, témoigne de l'urgence d'agir pour protéger les plus vulnérables. Nicola Gaddoni, analyste à l’Ifop, souligne que l'écologie est perçue davantage comme un enjeu de qualité de vie que comme un simple objectif environnemental.
En somme, cette dynamique suggère que les candidats devront intégrer cette problématique au cœur de leur programme, sous peine de subir des répercussions lors des élections. "Les politiques environnementales ambitieuses sont désormais indispensables face aux réalités du climat", conclut Clara Sannicolo, responsable climat au Réseau Action Climat.
Ce sondage a été orchestré du 3 au 15 décembre auprès d'un échantillon de 1 004 personnes, représentant la population française âgée de 18 ans et plus.







