Des affaires choquantes sur le banc des accusés
À partir du 19 janvier 2026, la cour criminelle de la Vienne, siégeant à Poitiers, s'apprête à juger des affaires dramatiques, mettant en lumière la gravité des crimes sexuels. Quatre dossiers, dont trois relatifs à des viols et une affaire d'extorsion accompagnée de torture, seront exposés au cours de cette première session de l'année.
Le premier procès se déroulera en huis clos en raison de la minorité de la victime. Un homme, déjà connu des services judiciaires pour des faits similaires, devra répondre à des accusations de viol incestueux aggravé et d'agression sexuelle sur la fille de sa compagne, alors qu'elle avait moins de 15 ans. Selon des sources judiciaires, l’individu est en détention provisoire depuis septembre 2022 et fait l'objet de mesures de protection spécifiques.
Violences, humiliations et extorsions
Les 21 et 22 janvier, un autre procès sera consacré à un Géorgien de 35 ans, accusé d'avoir séquestré un consommateur de drogues. Ce dernier a été retrouvé par ses voisins, ensanglanté et vêtu d'un sac-poubelle, après avoir subi dix jours de violences et d'humiliations. Comme l'a souligné Maitre Manceau, avocat des parties civiles, la victime a traversé « dix jours d'enfer ». Son avocat, Maitre Bendjador, évoque des circonstances de précarité sociale pour tenter d'expliquer les actes de son client.
Le 23 et 26 janvier, un Tunisien, initialement jugé pour violences conjugales, sera désormais confronté à des accusations de viol conjugal. Ce changement témoigne de l’évolution des preuves apportées au tribunal, et l'avocat de la victime a demandé le huis clos pour préserver sa dignité.
Le procès d'une fugueuse : les enjeux d'une affaire complexe
Enfin, à partir du 27 janvier, un préjudice encore plus important sera examiné. Cinq hommes sont accusés d’avoir violé une jeune fille lors de sa fugue en octobre 2022. Celle-ci, en état d'ivresse et sous l'emprise de stupéfiants, aurait subi des abus dans deux appartements différents. Des médias comme La Nouvelle République rapportent que l'affaire a choqué l'opinion publique, soulignant la vulnérabilité des mineurs dans de telles situations.
Ces procès, qui s'annoncent lourds de conséquences, soulèvent des questions cruciales sur la protection des victimes et la réponse judiciaire face à des crimes d'une telle nature. Une expertise menée par des acteurs de la justice indique qu'il est crucial d'agir avec diligence pour aider les victimes à se reconstruire, tout en condamnant fermement les actes de violence.







