La Fête des Lumières de Lyon, un événement artistique emblématique, a été éclaboussée par un scandale de favoritisme. Damien Fontaine, un metteur en scène réputé, a été reconnu coupable d'avoir utilisé des informations privilégiées lors de sa candidature à l'édition 2018 de l'événement.
Ce jeudi 15 janvier, Fontaine a été condamné à six mois de prison avec sursis, accompagné d'une amende de 2 000 euros et d'une période d'inéligibilité de trois ans. Son co-producteur, Sébastien Salvagnac, a reçu une peine similaire. Les deux hommes avaient proposé un projet pour illuminer la colline de Fourvière, une des attractions majeures de cette célébration, pour un montant de 166 000 euros.
Le parquet a mis en lumière que Fontaine avait modifié son offre en faveur de renseignements confidentiels fournis par Jean-François Zurawik, directeur de la fête, qui tragiquement s'est suicidé durant l’instruction de cette affaire.
Lors de l'audience, le procureur a souligné que Fontaine avait obtenu un avantage déloyal, ce qui a suscité l'indignation d'autres artistes, notamment Milosh Luczynski, qui a déposé plainte pour plagiat, affirmant que son projet avait été involontairement copié jusqu'au titre, "Reflets". Luczynski a exprimé sa satisfaction quant à la décision de la justice, déclarant que cela rétablit une forme de justice dans le milieu artistique lyonnais.
"On n’avait aucune indication que ça venait d’un autre dossier", a plaidé Fontaine en défendant son innocence, tandis que son ancien producteur a fait valoir l'opacité du marché de la Fête des Lumières comme une justification de leurs actions.
Le débat sur le favoritisme dans le secteur artistique s'intensifie, alors que des experts appellent à une plus grande transparence dans les processus de sélection des projets. Ce cas rappelle d'autres scandales en France, où des accusations similaires ont remis en question l'intégrité de certaines institutions artistiques. Source.







