Franck Sinisi, ancien élu du Front national à Fontaine, sera jugé le 10 avril 2026 pour des actes racistes graves. Selon le parquet de Grenoble, il aurait tagué une salle de prière musulmane en septembre dernier et déposé des restes de porc devant le lieu de culte, ce qui constitue une provocation à la haine en raison de la religion.
Après une garde à vue de 24 heures, Sinisi a été présenté devant la justice, où il a nié toute implication. Cependant, des investigations ont révélé que de l'ADN retrouvé sur des os de porc abandonnés sur place correspondait à celui du suspect. De plus, ses réseaux sociaux contiennent des messages haineux ciblant la communauté musulmane, témoignant d'un antécédent préoccupant.
Les dégradations, survenues le 19 septembre 2025, incluent des inscriptions telles que "Islam dehors" et "Charlie Martel 732" sur les vitres de l'Association Cultuelle des Musulmans de Fontaine. Ces actes, inspirés d’une rhétorique extrême, soulignent un climat d'intolérance croissant. Claire Bonnet, experte en sociologie des religions, note que ces événements sont symptomatiques d'une montée de la xénophobie en France : "La radicalisation de certains discours politiques contribue à un environnement où de tels actes sont perçus comme acceptables par un certain public".
Sinisi n'est pas novice en matière judiciaire ; en 2017, il avait été exclu du Front national pour des propos discriminatoires concernant les Roms et, plus récemment, il avait été condamné pour incitation à la haine raciale. Ces faits viennent rappeler l'importance d'une vigilance sociale accrue face à la banalisation de telles provocations.
En attendant son procès, la communauté de Fontaine reste mobilisée et appelle à la solidarité contre toutes les formes de haine.







