Le domaine d'Auberoche, situé à Fanlac en Dordogne, s'étend sur 130 hectares et se distingue par son histoire fascinante, ayant été construit entre le XIVe et le XVIIe siècle. Ce lieu, considéré comme un « espace d'exception dans le Périgord noir », est maintenant au cœur d'un imbroglio judiciaire suite à une saisie pénale immobilière survenue en mai 2025.
Les investigations ont révélé que Lénaïc Peignot, un homme d'affaires bordelais dans la quarantaine, serait au centre de cette affaire, accusé d'escroquerie en bande organisée. Peignot, prétendant se spécialiser dans le commerce de voitures de luxe, aurait mis en place des stratagèmes via des sociétés écrans, en association avec un avocat de Versailles qui a depuis démissionné de son poste en 2024.
Un business trompeur
En 2014, Peignot fonde Metvura Invest à Chypre, présentée comme une société dotée d'une expertise en courtage financier et immobilier, mais qui, comme l'affirme Le Figaro, n'était qu'une façade pour réaliser des transactions douteuses. Son projet de revendre des voitures de luxe, notamment des Ferrari et des Porsche, en promettant des bénéfices substantiels s'est heurté à la réalité : de nombreux clients n'ont jamais vu la couleur de leurs véhicules, et leurs fonds ont été transférés à l'étranger, notamment au Luxembourg.
« Il semblait sérieux, je n'avais aucune raison de douter », confie un chef d'entreprise ayant perdu 430 000 euros, reprenant les paroles de nombreux investisseurs piégés.
Les élucubrations financières de Peignot ont commencé à susciter des interrogations dès février 2022, lorsque des clients méfiants ont commencé à remonter la filière. Dans un des cas les plus emblématiques, un biologiste breton a transféré 750 000 euros pour acquérir un modèle rare de Ferrari, sans jamais en recevoir les clés.
Les mesures judiciaires
Pétri d'ambitions, Peignot avait même élaboré un projet de permaculture et de location meublée haut de gamme pour le château d'Auberoche, signé à l'initiative d'un seul membre de la famille Rouzaud, propriétaires du château. Toutefois, toutes ces manigances lui ont valu une interdiction de quitter la Gironde et la confiscation de son passeport.
Les victimes ont vu leurs espoirs s’effondrer, et plusieurs avocats, comme Me Henri-Michel Gata, sont déterminés à les défendre. BFMTV a rapporté que les plaintes affluent, alors que les victimes souhaitent obtenir justice et récupérer leur argent.
Conclusion
Une audience récente au tribunal de Bordeaux a examiné une demande de levée de la saisie du château par Peignot, indiquant que les péripéties judiciaires ne sont pas prêtes de se terminer. Avec des millions d’euros en jeu et une multitude de victimes, cette affaire témoigne des dangers que peuvent représenter des promesses alléchantes dans le secteur des investissements.







