Dans une affaire qui a secoué l'opinion publique, un rapport crucial de l'Inspection générale de la justice (IGJ) sera publié lundi prochain. Ce document vise à clarifier les raisons pour lesquelles l'ADN de Dominique Pelicot, identifié dans une tentative de viol en 2010, n'a été exploité que bien des années plus tard. Selon le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, cette initiative fait suite à une demande formulée en mai 2025 afin d'examiner des dysfonctionnements présumés.
Les inquiétudes concernant le traitement de cette affaire ont émergé lors du procès de Pelicot, condamné en décembre 2024 à vingt ans de réclusion pour avoir drogué son épouse, Gisèle Pelicot, et l'avoir soumise à des sévices inhumains. Ces actes horribles, qui se seraient produits entre 2011 et 2020 à leur domicile, soulèvent des interrogations sur l'efficacité des services judiciaires.
À travers cet examen, la justice cherche à répondre aux préoccupations de diverses victimes, qui espèrent que les leçons tireront des précédentes erreurs. Un procureur a déclaré sur Franceinfo que « la justice doit s'assurer que de telles situations ne se reproduisent pas », soulignant ainsi l'importance d'une révision des procédures en matière de collecte et d'exploitation des preuves ADN.
Ce rapport pourrait également avoir des répercussions sur d'autres affaires similaires, faisant référence à la nécessité d'améliorer les processus d'enquête sur les cold-cases. Les experts estiment qu'une réforme est indispensable pour garantir que chaque pièce à conviction soit traitée et analysée dans les meilleurs délais, afin de protéger l'intégrité des enquêtes criminelles et de rendre justice aux victimes. La pression monte, alors que le rapport promet de révéler des éléments critiques qui pourraient modifier la perception de la justice dans de telles affaires.







