Dans une démonstration de force, environ cent membres de la Confédération paysanne ont occupé mercredi une annexe du ministère de l'Agriculture à Paris. Cette action audacieuse survient après l'annonce par le gouvernement d'une « loi d'urgence agricole », qui, selon le syndicat, ne répond pas aux véritables besoins du secteur.
Les agriculteurs, munis d'une banderole proclamant : « L’agriculture, on veut en vivre, pas en mourir », ont vu leur mouvement se traduire par l'interpellation de 50 d'entre eux, comme l'a rapporté la préfecture de police. Ce chiffre comprend plusieurs porte-parole du syndicat, qui dénoncent un « mépris constant » du gouvernement à leur égard.
« La ministre de l'Agriculture a porté plainte contre une action pacifique, menée sans violence », a déclaré Fanny Métrat, l'une des porte-parole. Cette mobilisation soulève des préoccupations sur la répression qu'elles souffrent, notamment face aux réponses souvent jugées inadaptées aux revendications des agriculteurs.
Le climat de colère est d'autant plus palpable que la FNSEA, le principal syndicat agricole du pays, est souvent critiquée pour son emprise sur les décisions gouvernementales. Dans ce contexte, les agriculteurs de la Confédération paysanne s'expriment clairement sur la nécessité d'une « décolonisation de l’agriculture », en appelant à la fin de ce qu'ils qualifient de « cogestion insupportable ». D'après Thomas Gibert, un autre porte-parole, « La FNSEA peut mobiliser 400 tracteurs et être reçue avec tous les égards, tandis que nous subissons toujours une répression systématique ».
Cette mobilisation ne se limite pas à Paris. D'autres manifestations sont signalées à travers la France, témoignant d'un mécontentement généralisé. Dans les Landes, par exemple, des blocages de route ont également eu lieu, entraînant des perturbations significatives.
Pour conclure, alors que le gouvernement promet une législation rapide pour régler les problèmes du secteur, les agriculteurs continuent de clamer qu'il est temps d'écouter leurs véritables préoccupations. Comme l'ont souligné plusieurs experts agricoles, « la crise dans le secteur ne pourra être résolue qu’avec une véritable collaboration entre le gouvernement et les agriculteurs ». Les réformes doivent non seulement être rapides, mais surtout, elles doivent être justes.







