Un drame hospitalier secoue la Russie après la mort tragique de neuf nourrissons à l'hôpital N°1 de Novokouznetsk, en Sibérie. Les autorités ont décidé d'arrêter le médecin-chef ainsi que le responsable des soins intensifs pour nouveau-nés, suspectés de négligence et d'homicide involontaire. Cette situation alarmante a initialement été révélée par des médias russes, suscitant une vive réaction au sein de la société.
Les décès, survenus entre le 4 et le 12 janvier, ont révélé des questions préoccupantes concernant les conditions dans laquelle les bébés étaient hospitalisés. Selon le ministère régional de la Santé, tous faisaient partie d'un groupe de 17 nourrissons dans un état critique, dont plusieurs étaient prématurés. Les responsables indiquent que ces décès sont dus à une « infection intra-utérine sévère » et soutiennent que les soins prodigués étaient conformes aux protocoles cliniques en vigueur.
Le gouverneur Ilia Serediouk a ordonné une inspection de toutes les maternités de la région afin d'éviter que de tels événements ne se reproduisent. La députée Iana Lantratova a qualifié cette affaire de « crime contre le pays », soulignant les défis démographiques croissants que connaît actuellement la Russie. Alors que cette tragédie éveille une outrage généralisée, elle soulève la question cruciale de la qualité des soins médicaux dans les hôpitaux russes en difficulté.
« La santé des nourrissons doit être notre priorité absolue, et chaque décès doit être examiné en profondeur », a déclaré un expert en pédiatrie au média français Le Monde, appelant à des réformes dans le système de santé. La suspension des hospitalisations dans la maternité concernée a été décrétée, en raison d'un dépassement du seuil d'infections respiratoires, tandis que les inquiétudes sur le manque de personnel continuent d'entourer l'établissement.







