« Nous sommes d'accord sur le fait de ne pas l'être. » C'est ainsi que le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Lokke Rasmussen, a résumé une récente rencontre à Washington avec sa collègue groenlandaise, Vivian Motzfeldt. Cette réunion, bien que brève, a mis en lumière un « désaccord fondamental » entre les États-Unis et le Danemark, qui gère le territoire autonome du Groenland.
Lors d'une conférence de presse qui a suivi cette rencontre, Rasmussen a souligné que les divergences entre les deux pays pouvaient avoir des implications importantes pour la sécurité et la coopération régionale, surtout dans un contexte où de nombreux pays européens, y compris la France, se préparent à déployer des militaires sur l'île. Emmanuel Macron, sur X, a d'ailleurs annoncé que des « éléments militaires français » se dirigent déjà vers le Groenland, ajoutant que « d'autres suivront ».
Des experts en relations internationales, tels que Jean-Marc Ayrault, ancien ministre des Affaires étrangères français, estiment que ce déploiement militaire pourrait exacerber les tensions géopolitiques, notamment entre les puissances nord-américaines et celles européennes. En effet, le Groenland est au cœur de l'intérêt géostratégique, en raison de ses richesses naturelles et de sa position stratégique dans l'Arctique.
Cette situation souligne également l’avenir des relations transatlantiques. Alors que le Danemark affirme son engagement envers le Groenland, vivement soutenu par les nations de l'UE, les États-Unis semblent vouloir revoir leur approche de cette région, affirment des analystes politiques.
Au moment où le monde observe avec attention cette dynamique, il est crucial de se demander comment ces tensions pourraient influencer non seulement la sécurité du Groenland, mais aussi la stabilité de l'Arctique dans son ensemble.







