Dans une tournure inattendue des événements, le président américain Donald Trump a eu une conversation significative avec Delcy Rodriguez, la présidente par intérim du Venezuela, marquant ainsi un bouleversement dans les relations bilatérales. Cette discussion, rendue publique le 14 janvier, intervient moins de deux semaines après la capture de Nicolas Maduro, un événement qui a captivé l'attention du monde entier.
Lors de cet échange, Trump a décrit Rodriguez comme une “personne formidable”, tout en affirmant que les États-Unis “travaillent très bien” avec la nouvelle dirigeante. Le président américain a semblé optimiste, déclarant que “le Venezuela sera bientôt à nouveau grand et prospère, peut-être plus que jamais auparavant”.
Delcy Rodriguez, ancienne vice-présidente de Maduro, a également salué l'appel, le qualifiant de “long, productif et courtois”. Elle a ajouté que les deux dirigeants ont discuté d'un agenda de collaboration qui pourrait bénéficier aux peuples des deux nations. Rodriguez a introduit l'idée d'une “nouvelle ère politique”, axée sur la compréhension et le dialogue, malgré les différends historiques.
Dans le cadre de cet effort de réconciliation, la présidente a annoncé des progrès notables dans la libération des prisonniers politiques, reportant qu’un total de 406 personnes ont été libérées depuis décembre. Cependant, les experts, comme l'analyste politique Juan Carlos Zapata, estiment que ces mesures sont stratégiques, s'inscrivant dans un processus de concessions faites pour apaiser Trump. “C'est une manœuvre pour regagner la confiance, mais il faudra des actions concrètes pour prouver un réel changement”, a-t-il déclaré à France 24.
Les États-Unis, en reprenant le contrôle de l'industrie pétrolière vénézuélienne, ouvrent la voie à de nouvelles dynamiques économiques. L'approche proactive de Trump et de Rodriguez pourrait précéder des discussions plus approfondies sur les enjeux de sécurité nationale, de commerce et d'investissement, points qui demeurent cruciaux pour le redressement du pays, en proie à une grave crise économique depuis plusieurs années.
Il est frappant de constater comment ce tournant dans les relations États-Unis/Venezuela pourrait redéfinir les alliances en Amérique latine, un espace déjà complexe marqué par des rivalités politiques. Alors que l'avenir reste incertain, l'espoir d'une coopération renouvelée est palpable.







